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Vous pouvez toujours trouver l’espoir dans les yeux d’un chien | Antonio
Japonaise
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Les hurlements de tristesse que tu clamais à la lune étaient le miroir même de ce cœur écorché dans ta poitrine encore chaude et humide. Tu exclamais la tristesse que tu ressentais à cette seule amie qu'il te restait, cette seule lumière qui n'était pourtant là que quand la lumière de vitalité quittait la terre pour ses ténèbres. Qu'adviendrait-il de toi désormais, qui était seule.

Tu retournais à cette vie sauvage, dépourvu de quoi que ce soit sans lui. De la tristesse ou de la haine, ces deux sentiments s'entrechoquaient en toi, te faisant basculer à de nombreuses reprises. Tu hurlais encore et encore, abattait tout ce qui avait le malheur de te frôler. La gueule ensanglantée, un chien galeux du quartier avait finalement eu ce qu'il méritait, tu n'étais rien de plus qu'une coquille vide désormais.

TTes yeux étaient aussi sombres que la pénombre qui s'abattait sur l'île, les rues désertes, comme seules amies les lueurs de la lune et le chant de tes pas sur le sol froid. Le museau au vent, un grondement d'estomac te fit oublier tous tes problèmes, tu avais faim et l'instinct de survie en toi était bien plus puissant que le reste.

Tu te traînais dans les rues à peine éclairée, savais-tu au moins où tu étais à cet instant ? Les petites gens galeuses, enivrant tes narines à l'odeur alcoolisée te donnaient envie de vomir. Bien que proie facile, les SDF étaient bien trop souillons pour toi. Mais qu'était-il advenu des petits humains qui traînaient seuls la nuit ? Tu avais envie de cette viande que ton propriétaire éteint t'offrait.

Les poubelles, semblaient, elles, bien plus appétissante. Tu pouvais voir que tes pattes t'avaient rapidement menée vers un casino, un endroit que tu n'avais d'ailleurs jamais côtoyée. Leurs poubelles étaient sales et pourtant leurs odeurs étaient des plus alléchantes. Une première poubelle fut renversée à l'arrière du casino, faisant sursauter un malheureux chat et faisant s'envoler un papillon de lumière morte. D'un claquement de mâchoire, tu t'assuras que personne ne viendrait te voler ton repas, ton ventre criait encore, et encore.

Le museau dans les saletés bipèdes, tu eus un rejet de bile étant tombé sur une chose nauséabonde, le morceau de poulet infecté de verres ne te donnant finalement plus aucune faim. La queue entre les jambes, tu voulais repartir bredouille, mais, cette odeur était toujours là, sous l'immensité de pourriture.

Tu y étais... Presque, il venait d'un sac-poubelle noir. D'un coup de mâchoire, grattant avec tes pattes avant, tu déchiras le sac et par émerveillement, ton odorat ne t'avait trompé. Un morceau, sans doute frais d'aujourd'hui et aucunement souiller par la vie morbide.


Sam 6 Oct - 23:11
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