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Painting Is A Metaphor For Control - Azura & Gabriel -
Grecque
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Je suis : adjoint au maire de l'île
Mon Gamma est : Un peuplier tatoué sur l'omoplate
On m'appelle : Hadès
J'ai prêté allégeance aux : GARDEN
Je suis d'origine : grec
Grecque
Painting Is A Metaphor for control
Every artist has a story, you know.

Il y avait de rares moments où Gabriel Nikolano adorait son travail en tant qu’adjoint au maire de l’île. Il ne fallait pas se méprendre sur lui, l’homme avait beau l’air d’être taciturne, il appréciait moyennement de passer des journées à trier des dossiers et superviser des réunions qui n’avaient pas réellement de sens. D’ailleurs, Gabriel avait maudit sans exagérer son frère au moins 1000 fois pour ce cadeau empoisonné. Enfin, il existait aux regards des autres mais il avait un boulot mortellement ennuyeux. Cette chute sur la Terre-Mère n’avait donc rien changé à son quotidien. Il était fade, morne et sombre. Les seuls avantages qu’il voyait étaient qu’il n’était plus seul, qu’il pouvait enfin voir des vivants dans leurs corps qui servaient de port d’attaches. Enfin ! Gabriel pouvait voir la lueur du soleil aveuglant, sentir sa caresse chaude sur son corps. Il n’était plus habitué à voir Ouranos et sa couleur d’un bleu azur, de sentir le vivant autour de lui. C’était comme une bouffée d’air frais, un renouveau qui le charmait. Cependant, malgré que Gabriel adorait sentir la vie émaner sur la Terre, son royaume lui manquait énormément. Il n’avait pas choisi cette existence, ce royaume mais il s’était habitué à cela. Gabriel ou plutôt Hades s’était habitué à vivre seul dans un royaume où la mort, la souffrance demeuraient éternelles.  Les Enfers étaient son monde, depuis 6 millénaires environ, Hades y veillait au grain. Il s’était habitué à vivre seul avec son épouse, à être un paria aux yeux de sa famille. Il n’allait pas se mentir, Hades avait envié son frère Zeus qui était entouré et l’avait détesté en l’envoyant au loin parce qu’il n’était pas comme les autres. Il l’avait détesté en le rejetant et l’envoyant se terrer dans les Enfers. Cependant, Zeus avait beau être un abruti teinté de prétention, il restait son petit frère qui l’avait sauvé d’une éternité à écouter les histoires idiotes de Hera, les énumérations de Demeter sur les plantes et ses vertus et l’odeur de poisson pourri de Poséidon. Qu’importe les sordides histoires qu’on racontait sur lui, sa réputation de traître, Hades était selon lui, le plus loyal de ses frères. Lui, il n’avait jamais rompu une promesse. Jamais.

Dans tous les cas, ce soir allait être une bonne soirée. Enfin, il essayait de s’en rassurer. Nouant pour une énième fois sa cravate noire devant le miroir, Hades se fixait tout en murmurant, se répétant que cela allait bien se passer.  Il était un peu nerveux malgré qu’il fût impatient d’aller accomplir son rôle d’adjoint au maire. Son seul avantage dans ce boulot, c’était qu’il pouvait aller dans des expositions d’art. Hades aimait cela, il aimait voir les peintures refléter la vie, cela l’impressionnait. Ses yeux se délectaient des nuances de couleurs qu’il avait oubliés à force d’errer dans un monde morne. Les couleurs, la texture lui faisaient rappeler ce qu’était la vie. Il n’y avait presque pas de souffrance en l’observant ainsi, et c’était ce que Gabriel adorait dans l’art. La vie qu’elle représentait sous toutes ces formes. Après s’être regardé une dernière fois dans le miroir afin de vérifier sous toutes les coutures son costume noir élégant et ses cheveux aux boucles revêches. Gabriel décida de s’y rendre en taxi et en bateau. L’expo se passait sur une petite île pas très loin et semblait amener de la foule. Ca, il détestait cela. Vivre pendant des millénaires dans un lieu isolé, les foules étaient son pire cauchemar mais soit, il devait conserver les apparences et garder au fond de lui ses peurs et sa colère. Bref, c’était la routine.


Passant une main dans ses cheveux blonds dont il ne s’était toujours pas habitué et partit vers l’exposition accompagné de gardes du corps. Gabriel marchait d’un pas nonchalant, presque traînant comme s’il calculait cela aussi. Arrivé devant l’exposition, il s’était attardé devant les portes afin de calmer ses angoisses face à la foule dedans avant d’y rentrer. Il allait se faire discret, regarder les toiles, parler à certaines personnes. Enfin, les manipuler serait le mot exacte, manger quelques petits fours, boire une flûte et partir. C’était son plan. Un plan bien vite tombé à l’eau par son attirance pour l’art et ce tableau lui avait coupé le souffle. Ce n’était pas le plus beau, le plus impressionnant mais c’était celui qui lui parlait le plus. Cette espèce de serpent aux couleurs vives mangeant sa queue sur un fond un peu plus clair lui parlait étrangement. Il ne savait pas vraiment ce que l’artiste voulait interpréter mais pour lui, cela avait une signification particulière.  Une flûte de champagne à la main, il observait ce tableau avec minutie, tentant d’y déceler un indice sur celui-ci comme s’il refermait quelque chose de grand.

©️ nightgaunt
Mer 19 Déc - 11:31
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Date d'inscription : 07/12/2018
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Je suis : Artiste Peintre
Mon Gamma est : Un tatouage d'un coeur humain sur l'omoplate gauche
On m'appelle : Omecihuatl, Déesse de la création Aztèque
Je possède le pouvoir de : Créé tous ce que je souhaite, de lévitation et d'accentuer les pouvoirs d'autrui
J'ai prêté allégeance aux : Garden

Painting is a metaphor of control

Tout ici était si différent de tous ce que j'ai pus connaître, mais j'avoue qu'il y a bien une chose où je me retrouve, c'est dans l'art. Déjà à l'époque ou j'étais connus comme Omecihuatl, il me plaisait de voir les humains narrés nos histoires et peindre nos aventures. Aujourd'hui, j'étais de l'autre côté de la barrière, j'étais sur terre, tel une mortel. J'avoue que cela était parfois déplaisant, mais en même temps, je pouvais voir le monde sous un autre angle. Mais beaucoup d'interrogation courrait dans mon esprit, comment ce fait-il que nous soyons ici ? Et j'étais toujours aussi inquiète de l’énergie déclinante que je sentais venir du Soleil. Depuis le début de cette guerre, les choses ont tellement changer et j'étais inquiète. Très inquiète. A chaque fois, le soleil était tomber à cause d'un conflit de pouvoir, était-il possible que ce soleil-ci finisse par tomber et mourir ? Malgré tous les efforts que nous avons mit en œuvre pour le protéger ?

Mais aujourd'hui, il était une toute autre question. Comment faisait les mortels pour supporter tous ce stresse continue ? Non pas qu'une vie de déesse est dénué de stresse, mais sur Terre, tous est prétexte a pression et au stresse. Aujourd'hui, j'avais une soirée pour présenter mon travail, une galerie d'art avait insisté pour avoir mes œuvres et je n'ai pus refuser. Alors me voici. J'avais mis une tenu de soirée digne de se nom, mais je n'étais pas spécialement à l'aise. Une robe rouge et noir, chic et classe, mes cheveux élégamment coiffés. L'exposition était déjà pleine lors que j'y arriva.  Toute la haute société de l'île était la et les plus grand amateur d'art se bousculait pour voir le travail de cette mystérieuse Azura dont personne n'avait entendu parler avant aujourd'hui. Des gens venait me parler, enchaînant les questions sur mon sujet et mes œuvres. J'avoue, je n'aimais pas particulièrement être au centre de toutes les attentions, c'était pour cela que j'avais refusée d'être la Déesse Reine de mon panthéon, au désarroi de mon frère, et c'est pour cela que j'avais également refuser d'être chef des Gardens.

Je profita d'un moment de répit pour m'éloigner de la foule, m'adossant contre un mur pour souffler un peut, décidément, quel rythme infernal. Je vus quelqu'un qui admirait ma représentation de l'Ouroboros, un serpent qui mordait sa propre queue, symbole de l'éternel renouveau et du cycle infinie de naissance et de mort. Plein de sens, surtout en se moment. L'homme semblait profondément intrigué et observait le serpent avec intérêt. Je le rejoins, fixant aussi mon œuvre. J'étais assez fière du résultat.

- Fascinant, non ? Vous connaissez ce symbole ?

L'Ouroboros était un symbole assez connut, présent dans de nombreuses civilisation : Égypte, Nordique,  en passant par l'Australie et bien sûr, chez les Aztèque.

- Oh, excusez moi. Je suis Azura del Xoac, l'artiste mise à l'honneur aujourd'hui.

On aurait put croire que c'était de la vanité ou de l’arrogance, mais c'était simplement une marque de politesse de ma part.

-Vous aussi, vous fuyiez la foule ?
lumos maxima
Dim 23 Déc - 23:22
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